PARC NATUREL DE LA BREÑA ET DE LA RIVIERE BARBATE

Le Parc Naturel de la Breña abrite une grande diversité de paysages difficile à rencontrer en d’autres lieux. Situé sur la côte atlantique de la province de Cadiz, sur les cantons de Barbate et de Vejer de la Frontera, il mesure seulement 5077 hectares. La zone terrestre représente 77% (3.925 hectares) de la superficie totale du Parc, alors que la partie maritime occupe 1.152 hectares.
Les écosystèmes les plus caractéristiques du Parc Naturel sont: la zone maritime, les falaises, la pinède, les marais et les dunes. Celui ci a été qualifié de ZEPA (Zone de protection Spéciale des Oiseaux) et proposé au titre de LIC (Zone d’Intérêt de la Communauté Européenne).

FALAISES

Connu localement comme “el Tajo”, cette falaise constitue un des points les plus spectaculaires du Parc Naturel. Elle mesure 6 Km. de long avec un dénivelé maximal de 100 mètres, et présente différents éléments dignes d’intérêt comme: la végétation modelée par le vent, une haute diversité des espèces, la presque verticalité des parois, des brisants délimitant une zone d’eau très claire, d’importantes colonies d’oiseaux, un contraste d’écosystèmes différents, la tour de vigie du “Tajo”, etc.


Au milieu de l’omniprésence des pins parasols (pins à pignons), l’on rencontre le genévrier maritime, accompagné de buissons de lentisques, romarin, sabina, lavande, coscoja, etc.
Le genévrier maritime dans le Parc Naturel de la Brena est plus présent et en un meilleur état de conservation que dans le Parc Naturel de Donana.
“El Tajo” est un point d’observation spectaculaire pour les oiseaux marins. Son inaccessibilité et son contact avec la mer, lui permet d’abriter différentes espèces d’oiseaux: mouettes (pattes jaunes, rieuse, d’Audouin), albatros, aigrettes, corneilles, mais aussi des rapaces comme le faucon pèlerin et le crécerelle commun.

LA PINÉDE

La pinède de pin parasol a un rôle très important dans la protection des sols et la fixation des dunes sur lesquelles elle est plantée.
C’est l’espèce dominante du Parc à cause des campagnes de repeuplement qui commencèrent au début du vingtième siècle.
L’intérêt principal de cette essence est la récolte de pignons dont la production annuelle oscille entre cinquante et deux cent tonnes, suivant la météorologie, et la biologie de l’arbre. Il y a aussi de nombreux exemplaires du pin d’Alep (Pinus halepensis), espèce prédominante aux alentours de Vejer dans la partie appelée “Las Quebradas”.
Au milieu des pins nous trouverons aussi des genévriers maritimes et la sabina. Les zones d’oléastres, parfois mélangés avec les pins apparaissent de manière plus ou moins clairsemée (dehesa) à l’approche des marais.
Une autre curiosité de la pinède consiste en un arborétum avec une douzaine d’espèces différentes d’eucalyptus, plantées de manière expérimentale par l’administration forestière au milieu du vingtième siècle.
Dans le parc il a été détecté diverses espèces botaniques menacées, dont deux sont en voie d’extinction (Juniperus oxycedrus subs. Macro carpa y Silene stockenii) et quatre autre considérées comme vulnérables (Corema álbum, Carduus myriacanthus, Sideritis arborescens subsp. perezlarae y Loeflingia baetica)
La faune se caractérise par la présence du caméléon associé à d’autres espèces de reptiles comme le lézard ocellé, les couleuvres, de escalera y de herradura, y la vipère hocicuda.
Concernant les rapaces il convient de signaler particulièrement le ratonero commun, l’aigle botté, le milan royal, el autillo, les chouettes effrayes et chevêches.
Entre autre mammifères nous pourront rencontrer dans la pinède des mangoustes de grande taille, des genettes, el tejon, des renards, des lièvres et autres lapins de garenne.

MARAIS

Les marais de la rivière Barbate n’ont pas reçu un meilleur sort que les autres zones humides espagnoles et au cour des années soixante dix furent victimes d’une politique d’assèchement, ces terres étant considérées comme improductives et sources de paludisme
Un système de drainage formé par un réseau de canaux, pompes, barrages et jusqu’à deux tunnels de déversements, empêche la concentration des eaux pluviales et la remontée des marées.
Les marais contribuent à la richesse et à la variété du Parc, grâce à ses particularités géomorphologiques, biologiques et paysagères.
La végétation varie selon l’influence des marées et le degré d’inondation, donnant lieu à des zones ou dominent les espèces halophiles (adaptées à un haut degré de salinité), comme la Spartina maritime, le Salicorne,

Au fur et à mesure que nous nous éloignons de l’embouchure, nous rencontrons des joncs, carrizos et tajajes; et dans la zone la plus transformée par l’homme apparaissent des prés utilisés pour l’élevage bovin. Ces marais ont une importante zone de repos et d’hivernage pour différentes espèces d’oiseaux. L’on y trouve quantités de laridos (mouettes sombrias, rieuse et à pattes jaunes), des limicoles (chorlitejos patinegro y grande, correlimos, archibebes…) y las ardeidas (garzas reales y garcetas comunes).
Il est de plus en plus fréquent de voir un aigle pécheur ou des spatules. Il est aussi possible de rencontrer des loutres qui descendent du tronçon supérieur de la rivière.

TOURS DE VIGIES (ALMENARAS)

Les habitants de ces côtes ont soufferts durant des siècles des attaques et des pillages des pirates et des corsaires, ce qui a justifié depuis des temps très anciens d’un système de tours de vigies qui s’étendait tout au long du littoral atlantique et méditerranéen andalou, afin de surveiller et de prévenir des dangers les villages côtiers.
La fonction de ces tours était plus préventive que défensive. Elles étaient dotées d’un système d’alarme consistant en des signaux à base de feux, de fumée ou du tir d’une pièce d’artillerie. De cette manière le signal passait de tour en tour pour prévenir les villages voisins de l’arrivée d’intrus.
Dans le Parc vous pourrez voir deux tours: la Tour du “Tajo” et la tour de “Meca”, toutes deux restaurées en 1993.
La tour du Tajo ou du “tremblement” est situé sur la partie la plus élevée de la falaise. Elle fut construite entre 1585 et 1588 et communiquait à l’est avec le château de Barbate aujourd’hui disparu et à l’ouest avec la tour de Trafalgar, située juste au pied du phare actuel.
Apparemment le peu de visibilité entre ces deux tours justifia la construction de la tour de Meca au début du XIX siècle, située sur la hauteur qui lui a donné son nom. Chacune de ces tours sont des points de vus qui mérite le détour.

LA PARTIE MARITIME

Cet espace naturel est l’un des trois Parc Naturels andalous qui inclue une zone de protection maritime. L’extension de celle ci correspond à un mile marin tout au long de la côte et est constituée de fonds marin rocheux, habités par des gorgones et du corail orange, mais aussi de fonds sableux du plus haut intérêt à cause des prairies de phanérogame comme la Zostera noltii.
La faune comprend en plus des mollusques et crustacés, des espèces de poissons comme le sargos, mojaras, pargos, corvinas, mérou, etc.
Bien qu’il ne s’agisse pas d’une espèce sédentaire dans cette zone du Parc, le thon rouge peut être observé dans ces parages lors de ses migrations annuelles, ainsi que d’autres espèces de thonidés moins fréquentes comme le thon blanc et le bénito. Il est aussi possible de voir des dauphins communs et mulares ainsi que la tortue boba.


Playa Hierba Buena
Playa de la Hierbabuena

El mar enfrente del Parque
El mar enfrente del Parque

Bosque del Parque
Bosque del Parque

Abejaruco
Abejaruco

Mariposa
Mariposa

La marisma desde Vejér
La marisma desde Vejer


Torre Meca


Torre del Tajo

Cabo Trafalgar
Cabo de Trafalgar

Abubilla
Abubilla

Acantilados
Acantilados

Acantilados

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